De la République à la Terreur

Pourquoi la violence révolutionnaire ne s’arrête-elle pas à la fin de la monarchie ?

Les Sans-culottes attaquent le palais des Tuileries en août 1792

Attaque du Palais des Tuileries le 10 août 1792

En avril 1792 la France entre en guerre contre l’Autriche et la Prusse, parce que l’Assemblée a peur du complot des aristocrates émigrés. Après la tentative de fuite de Louis XVI, il est considéré comme complice de l’ennemi.

La France subit de graves défaites et l’Autriche envahit le pays. Craignant la trahison de Louis XVI, les Sans-culottes attaquent le Palais des Tuileries, où le roi réside et le font arrêter le 10 août 1792.

Après l’emprisonnement du roi, en septembre 1792 une nouvelle Assemblée est élue : la Convention qui proclame la République le 22 septembre. En allant aux combats, les soldats de la République fredonne un chant de guerre, appelée la Marseillaise. Pendant le procès du roi, la Convention est divisée entre les Girondins et les Montagnards. Les Montagnards finissent par obtenir la condamnation de Louis XVI, qui est guillotiné le 21 janvier 1793.

Quel régime permet de sauver la République ?

Louis XVI en procès à la Convention

La Convention lors du procès de Louis XVI

La mort de Louis XVI pousse toutes les monarchies européennes à former une coalition contre la France. La guerre oblige le pays à recruter 300 000 hommes. En Vendée, les paysans au nom du roi et de l’Eglise se révoltent contre les révolutionnaires. Sous la pression des Sans-culottes, les Girondins sont arrêtés, ce qui déclenche une révolte.

Pour sauver la République, la Convention organise une violente répression. Elle instaure un gouvernement révolutionnaire avec le Comité du Salut public dirigé par Maximilien Robespierre (1758-1794) et les Montagnards. Le régime de la Terreur s’installe en septembre 1793. Ce régime décrète la loi des suspects qui permet d’arrêter les opposants.

La déchristianisation est mise en place et affaiblit l’Eglise catholique. Le calendrier révolutionnaire remplace le calendrier grégorien. En 1794 toutes les révoltes sont écrasées dans le sang par la Terreur. L’armée repousse l’ennemi hors de France. Robespierre perd le soutien des Montagnards et est guillotiné le 28 juillet 1794 (le 9 Thermidor de l’an II selon le calendrier révolutionnaire).

Vocabulaire :

sculotte

 

 

 

 

 

la Marseillaise : chanson de guerre révolutionnaire composée par Rouget de Lisle en 1792 à Strasbourg pour l’armée. En voici un extrait : « Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé. Contre nous de la tyrannie, l’étendard sanglant est levé… »

Girondins : des députés originaires de la Gironde (département situé dans la région de l’Aquitaine dans le sud-ouest de la France). Ils sont assis à droite et se méfient des sans-culottes.

Montagnards : des députés (appelés montagnards parce qu’ils sont assis à gauche sur les gradins les plus hauts) qui partagent les idées des sans-culottes.

Comité du Salut public : créé en avril 1793, ce comité doit s’occuper de la sécurité intérieure et des menaces extérieures

déchristianisation : suppression des références chrétiennes dans la vie quotidienne en France